samedi 13 décembre 2008

...

"Votre regard est tourné vers l'extérieur, et c'est d'abord cela que vous ne devriez désormais plus faire. Personne ne peut vous conseiller ni vous aider, personne. Il n'existe qu'un seul moyen : plongez en vous-même, recherchez la raison qui vous enjoint d'écrire; examinez si cette raison étend ses racines jusqu'aux plus plus extrêmes profondeurs de votre cœur; répondez franchement à la question de savoir si vous seriez condamné à mourir au cas où il vous serait refusé d'écrire. Avant toute chose, demandez-vous, à l'heure la plus tranquille de votre nuit: est-il nécessaire que j'écrive ? Creusez en vous-même en quête d'une réponse profonde. Et si elle devait être positive, si vous étiez fondé à répondre à cette question grave par un puissant et simple "je ne peux pas faire autrement", contruisez alors votre existence en fonction de cette nécessité ..."

Lettres à un jeune poète, Rainer Maria Rilke

vendredi 12 décembre 2008

Parce que...

C'est en quelques lignes que l'histoire se résume. Sur une feuille blanche commencer à reprendre ce plaisir si malsain de voir qu'il peut être l'objet de désirs et en profiter pour tester les limites de ses sentiments, en profiter pour comprendre que la vie n'est pas un roman. Pas de héros, pas de déclarations, juste lui et ses hésitations. « Et si ? » voilà le début du récit... Et si seulement il y avait pensé avant, et si il n'avait pas joué avec leurs sentiments, et si sa vie ne se résumait pas à des « je regrette profondément ». Après tout il est comme les autres, ni plus ni moins qu'un simple humain... Et pourtant, ils ont fait de lui une machine à souhaits alimentée par les regrets. Une machine, un simple objet pour décrire l'auteur de ces quelques rimes. Elle ne le sait pas mais il l'aime, il l'aime plus que tout même si ce n'est pas comme elle l'aurait voulu, il l'aime. Malheureusement il n'a pas su le lui montrer, il n'a pas su le lui prouver. Il l'a fait pleurer après l'avoir fait rigoler. Jamais il n'aurait pensé que de ne plus lui parler serait si dur, serait subi comme une épreuve de plus dans sa vie. Il utilise le « il » pour ne pas dire « je » car ce soir ce n'est plus un jeu. Je suis en manque de Toi , ma confidente, mon amie, ma meilleure amie... Je sais que ce n'est pas avec quelques mots bien tournés que je retrouverai la voie de ton amitié, mais j'aurais au moins essayé.

mardi 16 septembre 2008

Je hais ce que j'aime.

Je m'en doutais, je l'avais vu, je l'avais entendu mais jamais, non jamais je ne l'avais vécu. Cette sensation si horrible, si dur à vivre. Celle qui fait de moi ce que je déteste le plus, je me hais, on m'a haït et maintenant voilà que c'est à mon tour. Je là déteste plus que tout au monde et pourtant elle est à jamais dans mon cœur, dans mes pleures mais pire que tout elle est dans mes heures. Car non, pas une seule seconde ne passe sans que je pense à elle, sans que je pense à celle qui m'a tant apprit, celle qui m'a tant sourit. Pourquoi faire de l'amitié une valeur si noble si en devenant de l'amour, elle devient une valeur parmis tant d'autre, perdue comme une fleur dans un bouquet, éloignée comme un nuage dans nos pensées. Avec elle et maintenant sans elle, avec des rires et maintenant des soupirs. "Tout âge porte ses fruits, il faut savoir les cueillir." pardonnes-moi mais j'en ai dejà trop pris.

mercredi 11 juin 2008

Questions...

Un arc-en-ciel, de l'herbe verte, des âmes heureuses... Ecrire le bonheur me ressemble pas, porte-parole des oubliés ou des exilés, je ne ferais pas ce que vous aimez. Regardez le monde, le trouvez-vous beau ? décrire une triste réalité n'est plus qu'une fatalité. Une planète dévasté et ravagé, le plus souvent à cause d'un mot mal placé... Apprendre et comprendre, voila ce que vous ne faites plus. Défendre et pendre, on se dit que tout ça ne se fait plus et pourtant... Portrait minimaliste et pessimiste, serait-ce déroutant ? J'assume et consume les mots déposés sur cette feuille déchirée. Crevé en faisant passer ses idées, voila ma vie rêvée. Rêver, imaginer et pleurer, serait donc un crime contre l'humanité ? Il n'y a plus qu'une chose à faire: Espérer ...

"L'espérance est le seul bien de ceux qui n'en ont plus."
Bussy-Rabutin

jeudi 15 mai 2008

Soulagement

Être une oeuvre de joie, de sourire, de rire et d'amitié, sans prendre conscience du danger. Chaque jour faire tout pour que les autres aillent bien sans se soucier de sa santé intérieur. Fais les vivre et vie après. Le soir , utiliser ses doigts et écrire, écrire, écrire. Trop dur, la fatigue se fait sentir, physiquement en forme, intérieurement à l'agonie. Qui êtes vous pour faire de moi mon propre esclave ? De simple connaissance ! Alors pourquoi avez vous ce pouvoir si cruel ? Faite moi vivre, arrêter de vous accrocher à moi. Je ne suis pas celui que vous pensez. Le questionnement est devenu mon art. Est il trop tard ? Je n'en sais rien. Demain irai je bien ?

" Celui qui ne sait pas se fâcher est un sot, mais celui qui ne veut pas se fâcher est un sage. "
W. Scarborough


mercredi 2 avril 2008

Vide

Ivre d'efforts, j'aimerai recommencer ma vie. Faire de ses traits ceux d'une déesse, oublier mes maladresses. Je veux vivre ma vie lui donner le [la] et la faire crever d'asthénie. Vivre pour moi et non pas pour les autres. C'est décidé, j'arrête de rêver. Simple article de soulagement aucune rime et aucun ornement. Se soulager sans crier. "Souffre en silence, intériorise" tel était ma devise. Se jeter dans l'inconnu et faire sourire cette petite ingénue. Rire comme avant et suivre le vent de mes envies. Fuir le monde et me plonger dans le mien. Dite-le, faite-le savoir, F-O-T s'en va vivre. . .
"Il n'y a pas d'amour de vivre sans désespoir de vivre." Albert Camus

mardi 25 mars 2008

Lettre aux (R)Eve

Je baisse ma plume-épée, abaisse ma feuille-bouclier. Aucune montre à mon poignet, le temps n'est plus compter. « Je défi la pensée, rectifie mon passé » disait la mention. « J'utilise le passé, réitère la pensée » selon ma composition. Du rêve à l'écrit, mon jardin d'Eden se concis à l'élégie. De l'Iris à la Rose, faisons danser la prose. Passer le présent éviter le passé au présent. Moi: Adam, Toi: Eve et Eux . . . de simples rêves. Aies l'usufruit du sonnet, évite le « je », penses au « nous ». A genoux devant tant de fou passés sur l'humanité. « Mon passé, c'est les trois quarts de mon présent. Je rêve plus que je ne vis, et je rêve en arrière. » (Jules Renard)

mardi 19 février 2008

Un jour viendra . . .



Le croissant lunaire essaime une douce lueur sur ma feuille . . . Mais seul face a celle-ci je ne ressens plus cette envie. Ma phraséologie s'est envolé loin dans ce ciel étoilé, un jour elle reviendra j'en suis certain. Je vous livre un article sans lendemain, ma lampe s'éteint (point)

"La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent." Albert Camus.

vendredi 8 février 2008

Ma vie


Amant des muses, assembleur de nuées, mon esprit est aussi eloigné que les monts enneigés. Inspiration et hesitation font mes journées. Le soir venu, je me met au clavier et aligne maladroitement les mots de ma reserve. Egoïste est mon art car thérapeutique il assouvi mes desirs. L'article apostrophe du philosophe s'essoufle et se meurt. Je pleure .


"Des mots qui pleurent et des larmes qui parlent."
Abraham Cowley

vendredi 18 janvier 2008

Je t'aime à la haine.


Me balader avec toi, main dans la main sans se soucier du lendemain. Toi présente en moi, depuis mes premier pas. Toi, la colère exquise, disponible a ma guise. Pour rien au monde je ne te quiterrai, assujetti et vicieuse, tu est celle que j'attendai. Mais . . . J'ai vu par ta faute des pétales de mots sur des dédales de maux. J'ai vu par ta faute des guerres indolentes. J'ai vu par ta faute mon alter-ego. J'ai vu par ta faute des doléances en abondances. J'ai appris grâce à toi à dire "je ne suis pas d'accord", en accord avec ce que je suis, je te remercie. Admiratif de ton universalité, bouche bée quand je vois que tu n'as pas besoin de palabrer pour être écoutée.
Je . . .

"La colère, comme l'amour, se nourrit des plus petites choses, tout lui va."
Balzac.

mardi 15 janvier 2008

L'envie de la vie.



Assis dans le vestiaire, je m'y vois déjà . . . Je tremble, je doute : "Puis-je y arriver ?". L'adrénaline se fait sentir. Je me lève et contemple le résultat si simple de ma naïveté : "Pourquoi ai-je accepter ?". L'échauffement est de mise. J'enfile les gants mais, comment être un battant ?
Le couloir qui me fait tant hésité est encore à passer. Au bout de celui-ci, j'apperçois le lieu de mon futur corps à corps avec ELLE. Je me lance et j'avance. En face de moi, un ring. Je monte.
J'apperçois ma concurrente.

Premier round, le combat est rude plusieurs fois à terre, je me relève.
Second round, je prend le dessus, ELLE souffre.
Troisième round, j'y suis enfin. Deux lettres inaudibles sont criées par l'arbitre: K.O

Je l'ai vaincu, ELLE qui m'a fait tant douter, ELLE qui nous fait regreter, ELLE qui rappel le passé. Couramment appelée taedium vitae, j'ai réussi à l'oublier. Je peux donc maintenant le scander : "Je suis en vie !"

vendredi 11 janvier 2008

Juste un baiser.


Le baiser est une finalité. . . Il se mérite et s'hérite. Il se demande comme Il peut-être une offrande. Il est intense et doux mais aussi transi. Il est le début du péché originel et la fin du plaisir charnel. Dérobé et caché, public et unique. Il est l'addition de sensation. Il est insaisissable et pourtant palpable.


Une lèvre puis les deux, nous sommes heureux pas besoin d'être avec eux.


Le baiser est une finalité. . . Il se mérite et s'hérite. Il se demande comme Il peut-être une offrande. Il est intense et doux mais aussi transi. Il est le début du péché originel et la fin du plaisir charnel. Dérobé et caché . . . Pardonnez-moi j'y ai succombé.

mercredi 9 janvier 2008

(Re)naissance

Je suis un nouveau née qui crie tout son désespoir de voir un monde dans lequel il n'y a plus de place pour les mots doux mais seulement de la place pour des maux. Je suis un observateur acharné cherchant à te persuader de ne pas t'oublier. Je suis moi, Je suis toi, Je suis tout ceux qui croient en moi et malgré ça Je ne peut les compter que sur les doigts d'une main. Je prolonge ma route jusqu'à ce que l'un d'entre vous m'y retrouve.

"Un ivrogne disait : De la naissance à la mort, la route est bien courte. Je la prolonge en zigzaguant." Claude Aveline